De multiples solidarités émergent

Regardons les innombrables initiatives nées il y a peu ou qui ont déjà fait l’épreuve d’une certaine durée, du côté des jardins collectifs en ville, des inventions dans le logement coopératif, des coopérations interindividuelles dans le champ de la mobilité, des échanges de services sans échanges d’argent, des monnaies sociales et complémentaires, de nouvelles formes généralisées de troc, de la consommation collaborative (tout ce qui est à moi est à toi), des nombreux assemblages interculturels, des dialogues interreligieux, des solidarités transfrontalières, des logiciels libres, des mouvements de femmes, de l’entraide entre amis, entre voisins, entre générations, de multiples actions et propositions d’artistes… toutes formes sociales, économiques ou culturelles échappant grandement aux institutions en place. Les institutions publiques qui essaient de demeurer proches des gens, et qui sont en général les communes, ne font que bénir ce qui est déjà là et qui se développe sans vraiment leur aide. Leur développement repose largement sur le web participatif et les réseaux sociaux, et la confiance qui les sous-tend.

Notre façon de vivre et d’entreprendre ensemble évolue ainsi fortement. Les jeunes entre 25 et 35 ans, le plus souvent bien diplômés, créent des entreprises sociales aux formes juridiques variées, c’est-à-dire des collectifs entreprenants dont l’objet social est de fournir un service ou un bien utile et non futile à la société. Leur robustesse économique repose sur plusieurs ressources qui s’entremêlent : le service payant, le crowdfunding, le mécénat, la subvention, le bénévolat, … Leur énergie vient d’un bon alignement entre la production de l’entreprise et leurs propres aspirations, d’où un engagement qui peut être considérable et qui ferait rêver les entreprises classiques qui n’ont pas encore compris les motivations de cette jeunesse.

Depuis quelques années, ces initiatives se rassemblent sur des plates-formes et dans des évènements fédératifs afin de se consolider, de se mailler, de se développer et de se faire mieux connaître : Alternatiba, l’Assemblée des communs, les coopératives d’activité et d’emploi, les collectifs soutenant les zad, … Un enjeu majeur est en effet que ces groupes grandissent, non pas nécessairement chacun en tant que tel, mais par une mise en réseau dont les modalités se cherchent, en n’attendant presque plus rien des institutions publiques.

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