La bénédiction de la faiblesse

Notre faiblesse est notre bénédiction. Sans la faiblesse, sans l’incomplétude, il n’y a pas de devenir possible. La maîtrise ferme l’avenir. C’est la faiblesse qui nous met en mouvement. Elle qui nous pousse vers autrui dont nous avons absolument besoin pour vivre. Elle, donc, qui nous oblige à l’accueil de l’altérité qui est l’imprévisible. Alors que notre volonté de maîtrise, qui affirme la force, nous coupe de ce qui n’est pas pensable et qui justement est la vie. Dans la maîtrise et la force, la joie n’a pas de place. Seulement le plaisir de la domination, de l’égotisme. C’est par un évènement tout à fait inattendue qu’apparaît la vraie joie, par une rencontre qui ouvre à l’impossible. Elle est le sentiment de l’existence. Elle ne peut nullement être programmée, anticipée. Nous ne pouvons que l’espérer. La non-maîtrise et le lâcher-prise sont les seules attitudes intérieures qui mènent à la joie et à l’existence.

 

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