La mutation du travail, vue par la FING

La Fondation Internet Nouvelle Génération a animé en 2015 une large réflexion sur les transitions qui traversent notre société (cf le rapport très intéressant http://reseau.fing.org/qntransitions)

Un chapitre est consacré à la mutation du travail. Ci dessous une synthèse de ce chapitre

Le chômage ne baisse plus en Europe, en France et dans de nombreux autres pays, les séniors sont sortis prématurément des entreprises et les jeunes mettent en moyenne 5 à 10 ans à trouver un « véritable » emploi.

Des études annoncent que la robotique et les systèmes « intelligents » continueront à détruire des emplois-y compris des emplois qualifiés, relationnels et de conception. Ils transformeront également le contenu des métiers que les humains continueront d’exercer

La mutation ne fait que commencer. Nos conceptions du travail, de l’emploi et de l’entreprise sont amenées à changer en profondeur pour au moins quatre raisons :

  1. La valeur se déplace des stocks aux flux, des produits aux services puis à la relation, voire à l’intermédiation sur des grandes plateformes qui réorganisent les marchés autour d’elles.
  2. La mobilité des biens, des idées, des tâches et des personnes, la porosité des temps et des sphères relationnelles, l’éclatement des chaînes de valeur, rendent caduques les frontières traditionnelles des organisations, du travail, des communautés, des Etats
  3. L’automatisation, parfois la taylorisation, s’étend potentiellement à tous les métiers, y compris aux métiers de service ou aux tâches créatives
  4. Les outils de la rationalisation, du contrôle et de la disponibilité permanente confèrent aussi aux individus et aux collectifs de nouvelles capacités d’action, d’organisation, d’auto-détermination : la tension entre ces deux forces, centripète et centrifuge, est au cœur des transformations des organisations.

Faire évoluer le travail, c’est faire évoluer toute la société. Car si le travail structure aujourd’hui l’accès à la rémunération et à un ensemble de droits sociaux, c’est aussi un facteur de socialisation et d’épanouissement personnel. Et demain ? Est-ce que le travail trouvera une nouvelle noblesse ou bien n’occupera-t-il que l’espace laissé provisoirement vide par les machines ? Ou faudra-t-il chercher la source de notre émancipation et notre place dans la société ?

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